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Les wissembourgeois célèbres

Partez à la rencontre des figures locales : Marie Lesczcinska la future reine de France, le moine Otfried qui offrit au peuple une version des écritures compréhensible par tous, Martin Bucer qui prit parti pour la réforme, Pumpernickel le gai luron et le sombre Hans Trapp que l'on guette craintivement à l'approche de Noël.

Le moine OtfriedLe moine Otfried rédige en 868, une traduction rimée du Nouveau Testament, première expression de la littérature allemande.16.000 vers rimés contenus dans cinq livres.
L'ouvrage porte le titre latin "Liber evangeliorum theotisce conscriptus" (le livre des Evangiles écrit en Tudesque), il est aussi appelé "Khrist". Il raconte la vie et l'enseignement du Christ. L'innovation de réside pas dans le contenu, mais bien dans l'utilisation du parler populaire comme langue littéraire qui en fait un monument de la littérature européenne.

Natif de la région de Wissembourg il a sans doute fréquenté l'école du couvent bénédictin avant de suivre des études à Constance et à Fulda. Il revient à Wissembourg en 851.

Jean-Frédéric Wentzel

Né le 15 octobre 1807 à Wissembourg. Fondateur de l'imagerie de Wissembourg. Formé dans le métier de relieur, il exerça sa profession à Paris où il fut fasciné par les possibilités de la lithographie naissante. Rentré à Wissembourg il créa un atelier de lithographie.
Grâce à son génie industriel et commercial, J-F Wentzel se rendit compte du parti qu'il pouvait tirer d'une diffusion plus large d'une imagerie dont la qualité lui permettait de concurrencer sérieusement la renommée des imprimeries d'Epinal, de Metz et de Nancy déjà largement répandue.

L'exposition universelle de Paris de 1867 consacra définitivement la renommée de l'imprimerie Wentzel et de l'Imagerie de Wissembourg connue dans toute l'Europe. Lors de son décès le 23 juillet 1869, J-F Wentzel laissa à ses fils une entreprise occupant plus de 160 personnes.  

Paul Westercamp 1839-1920

Jean Henri Westercamp, marié à une Wissembourgeoise régularise sa situation en demandant sa naturalisation accordée en 1750. En 1752 il est nommé au poste de greffier du Baillage par l'évêque de Spire, fonction qu'il occupera jusqu'en 1789; a eu une nombreuse descendance. Habite à Lauterbourg.
Son fils    Pierre Louis Dominique épouse Henriette Marguerite Krauss, protestante,  tous leurs descendants seront protestants. Ils ont 4 enfants.
Seul son fils Jean Charles Emile né en 1799 survit, fait une licence en droit et devient notaire en 1825 jusqu'en 1857 et il est élu représentant du peuple en 1848. Il épouse en secondes noces Marie- Louise Pfender; il a 2 fils :

  • Georges né en 1838 mort à Paris en 1907
  • Paul   1839 1920

Né  en 1839 dans l’immeuble de ses parents (Stift act. constr. en 1722), fait des études à Paris et obtient en 1866 à Strasbourg sa licence en droit. Greffier au Tribunal de première instance de Wissembourg, puis courtier- agent d'affaires. Il se marie en 1871 avec Elise Rebholt. Supportant mal l’occupation allemande (surtout éducation française.) il voyage beaucoup : tout le contour de la Méditerranée (It., Afr., Egypte, Gr....). C’est un collectionneur passionné, un grand photographe et un chasseur.
En 1907 il fait don d’une partie de ses trésors à la Ville de Strasbourg et au Musée Alsacien ainsi qu’un don en argent à la ville de Wiss. pour acheter la maison BENASSY (act. musée). En 1912 il crée la fondation WESTERCAMP, fait don de sa maison à la paroisse protestante. En 1920 il meurt à Strasbourg et est enterré à Wissembourg.

Création du musée

En 1913, après quelques aménagements entre autre par l’architecte STEINER, le musée est inauguré officiellement. Il reçoit de nombreux dons et des collections diverses : Westercamp offre son mobilier ; Auguste Spinner  sa collection d’armes. Les bâtiments sont transformés. A l’origine ce sont deux maisons séparées. L’une date de 1535. L’autre de 1599. En 1928 le bâtiment situé dans la cour est acheté et permet l’installation de la salle d’armes. Pendant la 2° guerre les collections sont évacuées  (dans les Vosges).                             

La véritable histoire du Hans Trapp - Johann von Drodt

Marie LeszinskaMarie Leszinska 1703 -1768 née le 23 juin 1703

Elevée subitement à un rang pour lequel elle n'avait été préparée, elle eut quelque mal à se faire à la cour de France. Elle connut quelques mois de bonheur, donna 10 enfants au roi. Pourtant par sa naïveté exploitée par Mme de Prie lors de l'affaire avec le cardinal de Fleury lui valut la méfiance du roi. C'est ainsi qu'entrèrent les courtisanes dans la vie de Louis XV. Le cardinal fit interner ses enfants à l'abbaye de Fontevraut sous prétexte de faire leur éducation. Le dauphin faisait le bonheur de ses jours, malheureusement il mourut à l'âge de 36 ans. Elle se retire peu à peu de la vie publique et se consacre à des dévotions.
Melle Poisson, future madame de Pompadour, sera la maîtresse du roi pendant une vingtaine d'années.
Elle meurt en 1768 ; l'abbé de Boismont lui fit une belle oraison funèbre en vantant ses mérites. Le peuple entier ressentit douloureusement sa mort et la pleura sincèrement.
D’après le texte " la vie en Alsace" n°2 février 1931     
"Le roman de Marie Leczinska"
La famille Leszinski se rend à Strasbourg par Marienthal et est logée à l'hôtel d'Andlau puis au palais du gouverneur. La cérémonie se déroule à la cathédrale de Strasbourg, le 15 août 1725. C'est un mariage par procuration et c'est le duc d'Orléans qui représente le roi. C'est un mariage grandiose. En fait c'est le trésor royal qui règle toutes les factures.
Après quelques discussions, car on ne voulait pas s'occuper de la famille polonaise, Stanislas est hébergé à Chambord.
Marie Leszinska accouchera de 10 enfants : 2 jumelles, une fille, le dauphin en 1729, un garçon et 6 filles en 10 ans !!