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Tradtion und Legenden

Tradition culturelle

L'Outre-Forêt conserve une tradition particulièrement vivante.

Son relatif isolement, au-delà de cette barrière naturelle qu'est la Forêt de Haguenau et les particularismes dont il est jaloux, ont fait de l'habitant de l'Outre-Forêt un ardent défenseur de la culture locale.
C'est ainsi que le dialecte parlé dans l'Outre-Forêt diffère de celui parlé dans le reste de l'Alsace, son origine en est francique et non alémanique. Un festival du théâtre alsacien permet d’en apprécier les saveurs chaque année au mois de février.
Chaque village a de nombreuses fêtes sur les thèmes les plus divers, mais toujours dans le cadre d'une tradition. Le plus connu actuellement est le Mariage au bouquet de Seebach (Streisselhochzeit).

Festivités de Pentecôte

Pentecôte à WissembourgWissembourg, la traditionnelle, ce sont avant tout les Fêtes de Pentecôte qui depuis 1865 rassemblent toute la palette des costumes de l'Outre-Forêt, mais plus récemment aussi d'autres régions françaises ou étrangères. Le Dimanche, un cortège folklorique entraîne les groupes à travers les rues de la ville, marché artisanal, musiques et ambiance règnent à Wissembourg jusqu'au lundi, journée des Courses hippiques à l'hippodrome de la Hardt, le tout clôturé par un spectacle son et lumière autour de l'abbatiale.

Un brin d'histoire

Les festivités traditionnelles de Pentecôte à Wissembourg sont nées avec le "Rossmarkt" ou marché aux chevaux de Schleithal, un marché qui avait lieu le lundi suivant la Chandeleur : attesté depuis le début du XVIIIème siècle, il réunissait vendeurs et acheteurs sur des terrains proches du village  et donnait lieu à des courses. Les vainqueurs se voyaient récompensés par des pièces de tissu ou d'habillement (foulards, chapeaux, aiguillettes, etc...), voire par des pièces de harnachement.

Par ailleurs, l'administration créa en 1840, pour des raisons essentiellement militaires, une journée de courses destinée à la promotion du cheval. Ces courses eurent lieu à la Hardt.

Pentecôte à WissembourgAprès bien des tribulations, ces deux manifestations se confondirent, et en 1863, elles furent organisées pour la première fois le lundi de Pentecôte. L'année suivante naissait la société des courses de Schleithal-Wissembourg. Un grand pas était franchi : désormais les courses intéressaient non seulement éleveurs et militaires, mais un public bien plus large. Décoré d'oriflammes, l'hippodrome offrait un spectacle haut en couleurs dans lequel se mêlaient aussi bien les Alsaciens de la région, juchés sur leurs chariots à ridelle, que la haute volée strasbourgeoise.

Les cavaliers de Schleithal, Hunspach, Hohwiller, Mothern, Oberseebach, etc..., participaient aux courses revêtus du costume traditionnel de leur village. A partir de 1865, un cortège réunissant les cavaliers et les invités de marque, précédèrent les manifestations hippiques sur le terrain même. Autour de l'hippodrome se pressaient 15 à 20.000 spectateurs originaires d'Alsace, du Palatinat et du pays de Bade revêtus de leur costume traditionnel.

Au même moment la fête s'élargissait vers la ville de Wissembourg : un marché aux chevaux institué en 1865, et qui se déroulait sur le quai Anselmann, n'était pas étranger au phénomène.

Après la première guerre mondiale, le cortège ne revécut qu'à partir de 1927. Il connut cependant un succès grandissant d'année en année, d'autant qu'alors de nombreux groupes folkloriques voyaient le jour dans les environs de Wissembourg. Les touristes venaient par trains complets de Haguenau, Strasbourg, Nancy et d'Allemagne. Dès cette époque le Messti s'était implanté en ville : place de la Mairie d'abord, puis successivement quai Anselmann, place Stichaner et enfin place de la foire. Mais la fête folklorique demeurait l'essentiel et c'est en 1934 qu'elle prit sa forme actuelle sous l'impulsion du maire Arnold et de M. Gaertner : le cortège de Wissembourg était alors le plus grand et le plus beau d'Alsace.

Après la seconde guerre mondiale, les manifestations du lundi de Pentecôte revécurent dès 1947. Les difficultés certes ne manquaient pas : bien des costumes traditionnels avaient disparu ; pourtant à l'initiative de Monsieur Auguste Schaaf, le cortège traditionnel allait bénéficier au cours des décennies 1950 et 1960 d'innovations courageuses telle que l'apport de groupes internationaux, ou des évocations historiques illustrant le passé de la ville par des chars soigneusement préparés. A la Hardt le maire Schumacher innovait lui aussi, en complétant le programme des manifestations hippiques par des courses de lévriers ou de motos.

Aujourd'hui, aussi bien la Société des courses hippiques de Wissembourg que la villa et l'Office de Tourisme de Wissembourg fournissent la preuve de leur dynamisme :

  • La première perpétue l'attachement traditionnel de la région au cheval en organisant trois réunions avec pari mutuel chaque année.
  • Les seconds parviennent à réunir le charme authentique des costumes et cavaliers du pays de Wissembourg à la beauté prestigieuse de groupes folkloriques nationaux et internationaux. Une innovation de taille a marqué ces dernières années : la tenue du cortège folklorique le dimanche après-midi au lieu du lundi matin. Toute une série de spectacles et animations (danse, chansons, bal, marché artisanal et des produits du terroir, fête foraine, feu d'artifice) étant proposée du samedi au lundi soir

De nombreuses légendes ont pour cadre les coins pittoresques et mystérieux de la ville. Ainsi la dame blanche du château St. Paul qui apparait les nuits de pleine lune. Dans les remparts c’est Letzekaeppel que l’on peut rencontrer.

Pays des mystères de Noël

Dernier temps fort de l’année, la période de l’Avent, ces quatre semaines qui préparent Noël et au cours desquelles la ville propose une déclinaison de manifestations les plus diverses sur le thème des légendes dont la plus réputée, le Hans Trapp.

Hans TrappQui est le Hans Trapp ?

Les jeunes d'aujourd'hui ne connaissent plus guère le Hans Trapp.

Personnage mythique des veillées de Noël connu depuis les temps moyenâgeux, celui-ci a peu à peu cédé la place au Père Noël venu d'Outre-Altantique, tout souriant et de rouge vêtu.

Il n'y a pas si longtemps la distribution des cadeaux était le fait du Christkindel et de son sombre compagnon le Hans Trapp. Celui-ci sermonnait les garnements, se renseignant sur leurs bonnes et mauvaises actions allant même jusqu'à fourrer les méchants dans son sac. Le Christkindel, une jeune fille habillée de blanc faisait la distribution des sucreries et des cadeaux.

Ce couple de la figure angélique et de l'homme de la nuit, symbole du bien et du mal, de l'hiver et de l'espérance du printemps, a existé un peu partout sous de nombreuses formes.
Avant d'être associé au Christkindel, le Hans Trapp était aux côté du Saint Nicolas le 6 décembre.

Le Hans Trapp est un homme sauvage, habillé de noir, avec des chaînes et des grosses bottes et surtout un bâton et un grand sac. Il inspire la terreur à tous les enfants.

A l'origine du Hans Trapp un personnage historique qui sema la terreur dans toute la région de Wissembourg. Johann von Drodt  devint le Hans Trapp de la légende.

La véritable histoire du Hans Trapp - Johann von Drodt

Les wissembourgeois se souviennent avec terreur d'un seigneur Johann von Drodt qui habitait le château du Berwartstein à 15 km de Wissembourg.
Seigneur brigand il rançonnait les voyageurs et les commerçants, faisait inonder le pays. Ses exactions lui ont valu de se faire excommunier par le Pape Innocent VIII.

L'électeur Palatin Philippe II investit en 1480 son maréchal Johann von Drodt du Château du Berwartstein ayant jusqu'alors appartenu à l'Abbaye de Wissembourg. Ce fut le point de départ d'une querelle qui dura un quart de siècle.

Johann von Drodt, chevalier brigand suscita la terreur auprès des habitants de Wissembourg et des villages avoisinants. Il défendait aux citadins de chasser dans leurs propres forêts et empêchait les pauvres de ramasser le bois ou de glaner des baies sauvages. Il rançonnait les voyageurs et les commerçants ou dévalisait les paysans venus payer la dîme à l'abbé. Pour ruiner les wissembourgeois il fit barrer la Lauter pour empêcher le flottage du bois et obliger ainsi les vignerons à acheter ailleurs un bois plus cher. Ensuite il abattit les digues et inonda les parties basses de la ville, notamment le Bruch, et toutes les cultures. A la tête de ses soldats il s'empara du château de St. Rémy et pilla les villages du Mundat inférieur.

PumpernickelCité devant la Cour de Rome et malgré son excommunication par le Pape Innocent VIII, il passa outre et continua ses brigandages jusqu'à sa mort en 1503. On peut voir sa pierre tombale dans la Chapelle St. Anne entre Dahn et Wissembourg.
Les personnages du Noël alsacien sont dominés par le Christkindel et le Hans Trapp.

Connus depuis les temps moyenâgeux, ceux-ci ont peu à peu cédé la place au Père Noël venu d'Outre-Altantique, tout souriant et de rouge vêtu.

Il n'y a pas si longtemps la distribution des cadeaux était le fait du Christkindel et de son sombre compagnon le Hans Trapp. Celui-ci sermonnait les garnements, se renseignant sur leurs bonnes et mauvaises actions allant même jusqu'à fourrer les méchants dans son sac. Le Christkindel, une jeune fille habillée de blanc faisait la distribution des sucreries et des cadeaux.
Ce couple de la figure angélique et de l'homme de la nuit, symbole du bien et du mal, de l'hiver et de l'espérance du printemps, a existé un peu partout sous de nombreuses formes.

Qu'est-ce au juste que ce Christkindel ?

Une créature pleine de contradictions ayant l'apparence d'une fée et la bonté d'un ange et qui représente l'Enfant Jésus, sans tenir compte que le soir de Noël le Christ n'est encore qu'un nouveau-né. Son caractère le plus déroutant réside dans sa féminité car c'est une jeune fille aux longs cheveux et à la voix suave qui doit jouer le rôle de l'Enfant Jésus. Tout de blanc vêtu, la tête recouverte d'un voile de mousseline, le Christkindel portait sur son front, jusqu'au XIXème siècle, un diadème piqué de petites chandelles allumées.

Mystère et légendes des châteaux-forts

Châteaux St. Rémy, St. Paul, Fleckenstein… Berwartstein et Trifels

Les nombreuses forêts du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord abritent les ruines d’une quinzaine de châteaux médiévaux (Fleckenstein, Hohenbourg, Wasigenstein…), avec les châteaux du Parc naturel du Palatinat (Berwartstein, Trifels….)  c’est plus grande concentration en Europe.  Quatre châteaux s’élevaient au moyen-âge aux quatre points cardinaux autour de Wissembourg. Ils ont disparu mais on peut encore voir les vestiges du château médiéval St. Paul au nord au milieu des vignes, où deviner le plan du château St. Rémy vers l’est d’Altenstadt. De nombreuses légendes sont liées à ces châteaux comme celle du Hans Trapp qui vécut au Berwartstein où celle de la dame blanche du château St. Paul.
C’est sur le ban de Birlenbach qui fut construit au XVI° siècle le fameux château « Catharinenbourg » aujourd’hui détruit.